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Introduction
Le cancer du testicule est le plus souvent curable avec des taux de guérison atteignant presque 100% lorsque la détection est précoce.

Ce cancer représente 1 à 2% des cancers masculins.

Le groupe d’âge le plus à risque est celui situé entre 15 et 35 ans.

Ce cancer est bilatéral dans 1 à 2% des cas.

Après guérison d’un cancer du testicule, la probabilité d’avoir un cancer sur le testicule opposé est de 2 à 5% dans les 25 années suivantes.

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Anatomie
Les testicules ont la forme d’un œuf d’environ 2,5 centimètres de large et 3,8 centimètres de long. Ils sont situés à l’extérieur de la cavité abdominale et sont protégés par une poche cutanée appelée scrotum.

Ce positionnement leur permet de rester à une température légèrement inférieure à celle du corps, condition indispensable à la formation de spermatozoïdes viables.

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Fonction
Les testicules sont les principaux organes de la reproduction masculine. Ils assurent la fabrication des spermatozoïdes en 74 jours. La maturation de ceux-ci se fait en une douzaine de jours durant leur cheminement de l’épididyme vers l’ampoule déférentielle où ils sont stockés jusqu’à l’éjaculation.

Les testicules produisent aussi une hormone, la testostérone qui assume diverses fonctions :

  • elle joue un rôle prépondérant dans le développement des caractères masculins,
  • elle stimule le développement des organes annexes de l’appareil reproducteur (la prostate, les vésicules séminales…),
  • elle possède un effet stimulant sur l’anabolisme (synthèse) des protéines.

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Les facteurs de risque
Le facteur de risque le plus important est le testicule non descendu pendant l’enfance (testicule ectopique ou cryptorchidie).

Le second facteur de risque est l’atrophie testiculaire (diminution du volume testiculaire) en particulier après les oreillons ou après un traumatisme.

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Les symptômes
Le plus souvent le cancer est détecté par le patient lui-même par palpation. Le cancer se manifeste par la présence d’une tumeur indolore, dure, augmentant le volume de la « bourse ». Il existe rarement une douleur aiguë.

Parfois, d’autres symptômes apparaissent :

  • augmentation du volume d’un testicule,
  • troubles de la fertilité,
  • présence de métastases dans le ganglion situé dans le creux au-dessus de la clavicule,
  • troubles digestifs,
  • gonflement mammaire (gynécomastie).

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Le diagnostic
Le diagnostic est souvent posé dès la palpation des bourses si celle-ci révèle une tumeur dure et irrégulière du testicule.

Une palpation abdominale et du creux sous-claviculaire permet de détecter l’existence d’une inflammation ganglionnaire.

Des examens de confirmation sont alors prescrits :

  • une échographie pour préciser la tumeur intra-testiculaire,
  • un doppler met en évidence l’augmentation de la vascularisation dans la tumeur,
  • un dosage des marqueurs tumoraux ( alpha-foetoprotéine, béta HCG ) dans le sang et du LDH.

Généralement, dans ce type de cancer, la simple palpation d’une tumeur solide confirme la malignité de la tumeur.

Ainsi, la décision d’une intervention chirurgicale d’ablation immédiate du testicule ne nécessite pas d'autre examen complémentaire.

Notons qu’aucune ponction du testicule à travers la peau n’est pratiquée pour décider de l’opération en raison du risque de propager les cellules cancéreuses au scrotum et/ou aux ganglions inguinaux (situés dans l’aine).

Le malade est adressé à un centre spécialisé (CECOS) pour une conservation de sperme avant chirurgie.

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Les différents types de cancer du testicule
Une fois le testicule enlevé, l’examen anatomo-pathologique (examen au microscope) permet d’identifier le type exact de la tumeur et donc le type de traitement à proposer au patient.

La plupart des tumeurs du testicule sont issues de cellules dites germinales, c’est-à-dire celles qui permettent la formation des spermatozoïdes.

Les tumeurs germinales sont soit séminomateuses soit non-séminomateuses soit mixtes. Chaque type est traité différemment.

Certaines tumeurs sont non-germinales c’est-à-dire qu’elles proviennent de cellules autres que celles permettant la formation des spermatozoïdes (sarcomes, lymphomes, leucémies…).

Il existe également des métastases testiculaires provenant de cancers touchant d’autres organes (poumon, prostate, tube digestif…).

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Les extensions
L’extension du cancer du testicule se fait par la voie lymphatique et les ganglions sous forme de métastases.

Les ganglions sont analysés sur un scanner abdominal et thoracique et si nécessaire suite à un prélèvement appelé curage ganglionnaire pour examen microscopique .

Lorsqu’une prolifération de cellules testiculaires cancéreuses atteint d’autres organes tels les poumons, le foie, les reins, les os, on se trouve alors face à un cancer métastatique.

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Les marqueurs retenus
Les marqueurs tumoraux ont pour but en complément de l'examen microscopique de déterminer le diagnostic, le stade de la maladie et son évolution.

Attention ! Ce n'est pas parce que les marqueurs sont normaux qu'il n'existe pas de tumeur.

Deux marqueurs tumoraux essentiels sont donc dosés dans le sang avant tout traitement :

  • la beta-HCG (human chorionic gonadotrophin)
  • l'alphaFP (alpha foetoprotéine).

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Les traitements possibles
Il existe 4 traitements principaux :

  • l’ablation du testicule malade ou orchidectomie
    Une prothèse testiculaire est le plus souvent mise en place.

Cette intervention chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale par une incision au pli de l’aine.

Dès que la nature du cancer a été diagnostiquée après étude microscopique du testicule, le stade de la maladie est précisé par le dosage des marqueurs et un scanner abdominal et thoracique. Le traitement complémentaire peut alors être déterminé.
  • la chimiothérapie complète l'acte chirurgical. Généralement, les traitements se déroulent toutes les 3 semaines, en 3 ou 4 cures. Ces tumeurs sont très chimiosensibles.
  • la radiothérapie externe est préconisée dans le traitement des séminomes, la cible étant les ganglions.
  • le curage ganglionnaire a pour but de retirer les ganglions lymphatiques situés le long de l'aorte abdominale par voie chirurgicale.

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Les effets secondaires
Les hommes touchés par ce type de cancer conservent-ils leurs capacités sexuelles et reproductives ?

L’ablation d’un testicule ne compromet pas les fonctions sexuelles et la fertilité. En effet, le testicule restant peut produire le sperme et les hormones nécessaires à la reproduction. La conservation de sperme permet une paternité ultérieure si le testicule restant est insuffisant.

La chimiothérapie peut entraîner des nausées ou vomissements, la perte des cheveux et accroître le risque d’infections. Certains médicaments peuvent aussi provoquer l’infertilité mais généralement celle-ci revient environ 2 à 3 années après la fin du dernier traitement.

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Une surveillance accrue
Trois mois après la fin du traitement, il est indispensable de refaire un bilan.

Les consultations de surveillance nécessitent un examen complet (clinique, un dosage des marqueurs et du LDH, un scanner abdominal et thoracique, une échographie du testicule restant).

Si le bilan est satisfaisant, la surveillance doit être soutenue pendant 5 ans.

En cas de masse tumorale résiduelle, une nouvelle intervention chirurgicale est alors nécessaire, complétée d'une nouvelle chimiothérapie.

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