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Introduction
Les traitements contre le cancer, qu'ils soient la chimiothérapie, la radiothérapie ou les biothérapies peuvent provoquer des effets secondaires non systématiques.

Nous allons ici lister de manière non exhaustive les effets secondaires le plus souvent observés. Il est essentiel de se souvenir que chaque malade est différent et a sa propre sensibilité au traitement.

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Les troubles digestifs et mucites
1.Les nausées et vomissements

Ils ne sont pas systématiques contrairement aux idées reçues. La prévention et le contrôle des nausées et vomissements sont très classiques dans le traitement du cancer. Des nausées ou vomissements excessifs doivent entrainer une consultation rapide car ils peuvent avoir une autre cause que la chimiothérapie.

Parfois même, trop de nausées ou de vomissements peuvent stopper un traitement et altérer la fonction rénale.

Ces effets secondaires peuvent avoir lieu avant ou pendant une chimiothérapie ; généralement, ces symptômes, lorsqu'ils surviennent, apparaissent dans les 24 heures qui suivent le début de la chimiothérapie. Ils peuvent durer plusieurs jours.

Les médicaments, les doses, leur mode d'administration et des facteurs propres à chaque malade déterminent souvent la fréquence et l'intensité des nausées ou vomissements. Généralement, ces symptômes peuvent être contrôlés et évités en prenant correctement les médicaments prescrits par l'oncologue.

2. La diarrhée

Elle peut être présente chez des malades traités pour cancer. Les cellules digestives peuvent être endommagées ; l'émission de selles devient fréquente, liquide et abondante. Certains montages chirurgicaux favorisent cette altération des selles.

Des mesures de diététique simple ainsi que la prise de médicaments ralentissant le transit intestinal permettent d'enrayer le mal.

3. La constipation

Elle concerne de nombreux patients, ses causes venant soit du cancer lui-même lorsqu'il se développe et se propage, soit du traitement administré, soit de nature ancienne.

Parfois elle se transforme en véritable obstruction intestinale qui nécessite une hospitalisation.
L'inactivité voire l'immobilité peuvent aussi accroître la constipation de même que l'anxiété, la dépression, la douleur ou même les traitements anti-douleurs à base de morphine.

Le meilleur traitement de la constipation reste de boire au moins 1,5 litres d'eau par jour.

4. Les mucites

Chez les malades, la bouche est particulièrement fragile et menacée. La perte des cellules de la muqueuse buccale entraîne des lésions buccales et dentaires fréquentes qui sont favorisées soit par le cancer lui-même en cas d'immunodépression par exemple, soit par le traitement thérapeutique.

Des mesures d'hygiène buccale, préventives ou curatives sont alors indispensables :

-nettoyage des dents au moins deux fois par jour,
-bains de bouche,
-maintien de la salivation, la salive ayant un rôle antiseptique important (mâcher des chewing-gum).

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La perte des cheveux ou alopécie
La perte des cheveux n'est pas systématique. Elle dépend du médicament utilisé dans la chimiothérapie, de son dosage, de l'association d'une radiothérapie ou non.

Les cheveux tombent car certains cytotoxiques affectent aussi les cellules saines et donc aussi les cellules à l'origine de la croissance des cheveux.

Cependant, cet effet secondaire n'est pas permanent. Dès que la chimiothérapie s'arrête, les cheveux repoussent.

Généralement, les cheveux commencent à tomber 2 à 3 semaines après la première dose de chimiothérapie mais leur chute définitive n'a lieu que 1 ou 2 mois après. Les cheveux réapparaissent complètement environ 3 à 4 mois après l'injection de la dernière dose. L'alopécie touche toutes les autres parties du corps tels le visage, les bras, les jambes, le pubis.

En cas de radiothérapie, seule les zones du corps visé par les rayons sont sujettes à l'alopécie. L'alopécie induite par la radiothérapie du crâne est définitive.

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La fièvre
La fièvre consiste en un accroissement anormal du niveau de température du corps. Elle est occasionnée par une "panne" du système de régulation de la température du corps. En général, on s'inquiète à partir de 38,5°.

Les causes principales de la fièvre chez les patients peuvent être une infection, la tumeur, une réaction allergique à un médicament, une transfusion sanguine.Il faut traiter cette fièvre et donner beaucoup de liquide au malade ; car l'organisme en cas de fièvre consomme davantage de liquides et de calories.

En cas d'infection, des antibiotiques peuvent être prescrits.

Mais la fièvre peut être causée par la tumeur elle-même. L'apparition de la fièvre peut servir ainsi d'indicateur sur la taille et l'évolution d'une tumeur. Lorsque la tumeur diminue ou disparaît, la fièvre s'estompe ; la fièvre revient lorsque la tumeur réapparaît.

La fièvre peut aussi être occasionnée par un médicament. Il appartient alors de le dire au médecin qui adaptera la prescription en fonction des symptômes.

Il faut se méfier de la fièvre lorsque l'on reçoit des traitements. La chimiothérapie et la radiothérapie font parfois baisser les globules blancs qui protègent de l'infection.

En cas de fièvre chez un patient qui a reçu des traitements dans les semaines précédentes, il faut faire rapidement un contrôle de la NFS et aller voir son médecin. En effet, en cas de baisse importante des globules blancs appelée neutropénie, l'hospitalisation peut être nécessaire dans certains cas.

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Autres effets secondaires
D'autres effets secondaires peuvent être causés par un traitement contre le cancer :

- diminution transitoire des plaquettes : thrombopénie,
- diminution transitoire des globules rouges : anémie,
- démangeaisons,
- allergies.

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La fatigue
Ce symptôme est le plus répandu chez les patients atteints de cancer. Elle touche environ 70 à 96% des sujets, en particulier ceux qui sont sous traitement. Elle est très variable selon le type et le stade de cancer.

La fatigue est un phénomène complexe ayant de multiples causes telles des causes biologiques, psychologiques et du comportement.

Les patients se plaignent en général d'être fatigués, faibles, exténués, ralentis ; les professionnels parlent d'asthénie, de lassitude, de prostration, de manque d'énergie, d'incapacité de faire de l'exercice....

La fatigue peut être passagère ou chronique. Dans le cas de patients atteints de cancer, la fatigue peut être chronique et ne passe pas suite à des périodes de repos. Elle persiste. Bien que des traitements soient reconnus comme cause potentielle de fatigue chez les patients, il reste que le processus de fatigue chronique chez les malades n'est pas vraiment connu.

La fatigue peut être un indicateur d'une progression de la maladie et un des premiers symptômes détectés avant un diagnostic de cancer. En effet, la tumeur cancéreuse peut provoquer la fatigue directement ou indirectement parce qu'elle provoque une anémie ou encore parce qu'elle crée des substances toxiques dans le corps qui interfèrent avec les fonctions normales des cellules.

Il est certain que la fatigue peut être due à la longueur des traitements et au stress vécu par les patients. Des pertes de poids et d'appétit qui modifient le métabolisme, diminuent le niveau hormonal et provoquent aussi un phénomène de fatigue accru.

La fatigue intervient parfois après un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie. Dans le cas d'un traitement de radiothérapie, la fatigue est souvent provoquée par un accroissement d'énergie nécessaire à la réparation des tissus de la peau.

De même, les thérapies stimulant l'immunité ou toute activité biologique ( biothérapies ) provoquent fréquemment la fatigue, la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et un sentiment général de ne pas se sentir bien.

Enfin, la fatigue post-opératoire est fréquente mais doit rester limitée dans le temps.
La diminution de fatigue lors d'un traitement par chimiothérapie est souvent un indicateur positif de l'efficacité du traitement.

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